TPA : Chinese Man + Scratch Bandits Crew + Boukanbucal – Salle du 4 septembre (St Cannat

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«  COMPLET « , «  PLUS DE PREVENTE « , voila ce qui surplombait l’entrée de la Salle du 4 septembre. Il faut avouer que cela n’a rien d’étonnant si l’on prend en compte l’annulation du Zik Zak Festival, où Chinese Man faisait figure de tête d’affiche, plus le fait qu’ Aix Qui ? , dans sa volonté de démocratiser la culture, opte pour des tarifs au plus bas défiant toute concurrence.

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Après s’être fait abordé 15 fois pour me demander de revendre ma place, j’arrive dans la salle ou plutôt le gymnase. A première vue il y a de quoi rester perplexe, les gymnases n’étant pas réputés pour leur acoustique exceptionnelle. Après une présentation de Garage , le responsable de l’association, Boukanbucal rentre en scène. Le premier est en peignoir quant au second c’est costume de soirée blanc. Mélangeant musique traditionnelle et electro, l’intro, me laisse elle aussi perplexe. Finalement qu’il s’agisse de l’acoustique de salle ou des performances du groupe le tout est on ne peut plus correcte. Le punk en moins et le beat box en plus, Boukanbucal ressemble farouchement à Svinkels; scratch, grosse basse et autodérision perpétuelle. A la moitié du show, l’un des deux Mc troque son costume pour un vieux perf, une perruque à la Twisted sisters et un balais faisant office de guitare, c’est parti pour 5 minutes de solo en mode Air guitar. S’en suit «  Vodka, Redbull, Génépie « , titre faisant l’apogée des boissons éponymes (et hop une similitude de plus avec le Svink ). Du côté du public, la réactivité se fait attendre. Les deux Dj essayent tant bien que mal de relancer l’ambiance mais « Boukan humain  » qui commence sur les paroles d’une petite fille « Pourquoi ils se tuent les gens ? « , a un effet tout autre. Les deux trois blagues des Dj’s n’y changeront pas grand-chose, après une courte demie heure de set, difficile d’avoir un avis concret sur Boukanbucal, ce n’est pas loufoque, c’est juste loufoque.

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Pendant le changement de scène les fumeurs trouvent refuge dans l’arrière cours installée pour l’occasion. Comme quoi, on peut faire du « low cost » sans pour autant négliger le public, certaines salles devraient en prendre acte…

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Il fait tout noir dans la salle, il n y a que les lampes frontales du Scratch Bandits Crew qui éclairent de leur faible lumière le public plongé dans la pénombre. Alignés, les quatre scratcher’s allument chacun à leur tour une lampe d’atelier. «  Salut St Cannat« , main sur la platine le crew des Bandits fait cracher du vinyle. En même temps que le volume, l’ambiance monte. Peu de paroles mais un gros son au rendez vous, de quoi ravir les férus de techno. En arrière plan des vidéos ont pour rôle de transporter les spectateurs dans l’univers des quatre virtuoses de la platine.

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On aurait pu craindre une certaine monotonie mais au final le Scratch Bandits Crew s’en sort avec brio. Aux frontières de l’univers trip hop et l’électro, le public en redemande. Mais les qualités de scratcher’s des quatre dj éclatent au grand jour lors de leurs solos. 45 minutes ont passé et on jurerait que cela ne fait que 10 minutes que le SBC se déchaine derrière les platines, de chaleureux remerciements précèdent le rapide départ du crew.

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Avant que la vedette de la soirée ne prenne place, les décors s’installent ; chapeau chinois, ombrelle et bien sur platines de mixage sont installés. Le public commence à s’agglutiner devant la scène, équipé des fameuses lunettes 3D préalablement offertes. 23h, le plateau est désert, la lumière a disparu, les cris font place à un fond sonore. La vidéo projetée en fond illumine le gymnase, le trio aixois débarque sur scène. Un bref salut à la chinoise et sans plus attendre les trois dj’s se placent derrière leur platines et mac respectifs. Une séquence vidéo informe le public sur l utilité de mettre les lunettes 3D qui au final ne changent pas grand-chose hormis le fait qu’en une fraction de seconde il est possible de devenir la risée du public. Peu importe si les effets n’y sont pas Chinese Man est bien présent. En même temps que la musique est jouée, des clips représentant l’univers asiatique (étonnant n’est ce pas ?) sont mixés de telle sorte que les mouvements de bouches collent avec les paroles.

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«  More « , « Artichaut  » font littéralement bondir les foules. Difficile de résister, à la limite de la transe, le public ne cesse d’en vouloir plus. Ils seront servis, en plein milieux du set intervient un remix de « Light my fire  » des Doors. Paroxysme d’une ambiance déjà survoltée, c’est un « feat », comme on dit dans le milieu, de qualité que nous offrent là les trois provençaux de Chinese Man. Au delà du simple plaisir auditif, le talent du crew aixois, c’est la façon dont les mixs arrivent à transporter n’importe qui dans les –si lointaines- contrées indiennes. Talent, qui prend toute sa forme avec « Indi groove « . Puis vint le morceau tant attendu, «  i’ve got that tune « , en arrière plan Betty Boop se trémousse sur un vinyle tandis que dans le public ce sont les pogos qui prennent le dessus.

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Ambiance asiatique mais pas seulement, en effet Chinese man n’est pas qu’un voyage spatial, c’est aussi une épopée temporelle à l’image de « Washingtown Square  » nous ramenant dans l’atmosphère régnante il y a de là un demie siècle. Pas beaucoup de contacts avec le public de la part du crew si ce n’est pour remercier Aix Qui ? , leur équipe et annoncer leur départ. Après un rappel, les trois aixois reviennent le temps d’une chanson. «  Soyez Zen, Mangez des nems « , ainsi ce conclut le remarquable et très remarqué set des Chinese – provençaux- Man.

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Encore un succès pour Aix Qui ? , un concert sold out, des artistes et un public comblé, que demander de plus ? Peut être un peu plus de place dans la salle afin d’acquérir les malchanceux restaient dehors. En tout cas une chose est sure, Chinese man n’en a pas fini de faire bouger les foules, et c’est tant mieux !

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- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/artiste/izia/dock-suds-marseille/critique-concert-1-39809-30513.htm

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Posted: novembre 18th, 2009 under Musique - No Comments. Tags: , , , , , ,

POPA CHUBBY – L’usine (Istres) – 30/10/09

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Retrouver Popa Chubbi à l’usine est presque devenu une coutume pour le public du pays d’Istres. Après une tournée en l’honneur d’Hendrix , le « Big Show  » du rock & blues New Yorkais revient mais cette fois accompagné –comme nous le montre les affiches ornant les murs d’entrée- de sa femme, why not ? Quoi qu’il en soit le public est venu en grand nombre, du motard au père de famille en passant par l’adolescent aux cheveux gras, Popa Chubbi semble être vecteur de rassemblement. Pour cause c’est une salle quasi pleine qui s’impatiente de le voir arriver sur scène.

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Pas de première partie, il est 21h15, Popa accompagné de ses deux musiciens, d’une lente et lourde démarche, s’installe. Bien que les affiches le montrait secondé par sa dame, cette dernière n’aura pas répondu présente à l’appel, pour sauver les apparences Chubbi ironise «  My first wife is my guitar« . Les premiers morceaux s’enchainent rapidement, trop rapidement. Le public ne semble pas suivre malgré des morceaux rock à en faire trémousser plus d’une. Manque de réactivité de la part du public ou simplement le manque de complicité qui se fait ressentir ? Ce n’est qu’à partir du 5éme morceau, une somptueuse reprise de «  Hey Joe« , que Popa Chubbi reprend contact avec le public. Ce qui fait le fort de ce musicien du pays de l’oncle Sam ce n’est pas seulement la facilité déconcertante avec laquelle qui joue sur SA strato, mais surtout, histoire de pimenter la chose, le fait qu’il s’offre le luxe de chanter en même temps.

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Il ne fait pas si chaud que ça et pourtant ce sont des flots de transpiration qui ruissellent sur le visage potelé de l’américain. Fatigué, c’est sur une chaise que ce dernier trouve refuge. Popa serait il déjà fatigué ? Oui mais non, qu’il soit assis ou debout cet avec le même entrain que le bougre se démène. Même si dans les bras de « la boule  » –américaine bien sur puisque la française ne sait jouer que du gong (Cf. Fort boyard)- sa femme (autrement dit sa guitare) ressemble à un ukulélé, il en connait toutes les ficelles ou plutôt toutes les cases. Difficile de rester insensible aux solos de « Rock And Roll is my religion », qui inéluctablement donne la pressante envie de se convertir.

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En parlant de religion, Popa, toujours perché sur sa chaise, s’adonne à une reprise de «  hallelujah« . Les refrains sont repris d’une voix unique par le public. Touché, Goliath Chubbi premier du nom s’emmêle dans ses solos. Le public ne semble pas remarquer les quelques fausses notes, une ambiance béate règne alors en maîtresse dans l’Usine. Enfin presque, aux antipodes de la balade du paradis, c’est sur l’autoroute de l’enfer que nous emmène Popa Chubbi. Effet AC/DC oblige, le public se réveille soudainement. De surcroit les interventions chubbienne se multiplient. Ca y est nous y sommes, le concert débute réellement. S’en suit une autre reprise du jeune Jimi, « The Winds cries Mary« , si la guitare et le chant respecte à la lettre la partition, la basse quant à elle sort du lot, logique puisque c’est les riffs de « Sweet Home Alabama » qui sont joués. Néanmoins le tout passe bien, il faut avouer que le contraire aurait été difficile avec les musiciens qui entourent Dady Chubbi.

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D’ailleurs lorsqu’il ne joue pas, c’est le talent de son bassiste qui éclate au grand jour. Avant de se retirer de la scène Popa quitte sa chaise pour se retrouver sur le tabouret du batteur, deux baguettes dans chaque main, c’est sans ménagement qui martèle la pauvre batterie. Bien sur, le public en redemande. « Aces Of Spades (de Motorhead) », histoire de ravir lesquels bikers présents, à pour rôle de clôturer cette soirée. Ca change de la voix de Lemmy, la seule chose que l’on puisse en dire c’est que le résultat est plutôt surprenant, pas bon ni mauvais, simplement surprenant un peu comme Chubbi finalement.

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Popa Chubbi, c’est un peu l’Obélix américain, pas besoin de prendre de la potion magique –quoi que je sois convaincu qu’il ne refuserait pas un bon verre de Jack- pour être surpuissant. Car derrière sa guitare il n’y a pas d’autre qualificatif pour le décrire. Qu’il s’amuse à reprendre des légendes ou qu’il compose ce bon vieux blues new yorkais dont il a le secret, il faut avouer que lorsque ce mec là est sur scène, il est bel et bien le représentant de sa digne religion, le Rock and Roll.

- BOBY -

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

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Posted: novembre 18th, 2009 under Musique - No Comments. Tags: , , , , ,

Fiesta des Suds: Izia – Dock des Suds (Marseille) – 17/10/09

« Nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg. Tous les groupes gaulois produisent du rock français de sous marque… Tous? Non! Un petit band d’irréductibles Gaulois mené par Izïa résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires des camps retranchés de Superbus, Indochine, BB Brunes et Plasticines.  »

Fiesta des Suds, il est 22h20 dans l’antichambre du festival. Alors que la grande majorité du public attend avec impatience, que vienne se produire Charlie Winston. Même si la salle n’est pas pleine à craquer, il est réjouissant de voir que la diffusion de masse de « like a hobbo  » sur nos ondes hertziennes n’a pas totalement réduit à néant l’amour que certains ont pour le rock, le vrai, le pur, le dur ! A ceux qui croyaient que le Rock était une histoire d’homme, Izïa, du haut de ses 10 centimètre de talons aiguilles est la preuve vivante que ces personnes là se trompent. Les plus réticents pourraient dire qu’il ne s’agit là que d’une fille de… En effet Izïa semble être la fille spirituelle DE Janis Joplin et Jack White.

Verbe, fougue, talent certains héritent d’argent pour la jeune demoiselle il semblerait qu’il s’agisse de qualité. Qu’elle soit seule avec sa guitare, derrière une batterie ou tout simplement entrain de chanter on en oublierait même que la sœur d’un certain Arthur n’a pas encore vu son vingtième printemps. Finalement se sont ses prises de paroles plus ou moins houleuses –contrastant néanmoins avec l’attitude scénique- qui nous ramènent à la réalité, Izïa reste avant tout une adolescente. Mais une ado qui s’assume, la jeune a beau ne pas être un top model, avoir des formes, elle « emmerde toutes ces salopes qui sont jalouses lorsque tu te sens sexy dans ton shorty » et entend bien faire passer le message par le très stoogien «  Hey Bitch « .

Si la voix d’Izïa est remarquable, elle ne serait rien sans les musiciens qui l’accompagnent. Malgré un putain de rock à réveiller grand-mère, le public marseillais reste immobile, à la limite de la frustration. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de nouer le contact, d’inciter à participer mais rien ne prend. En tout cas une chose est sure, « Back In town » aura séduit les plus perplexes, récoltant applaudissements, cris de joie et même demande de strip tease. D’ailleurs c’est peut être à ce moment que l’on voit que d’Izïa à Jack White il n’y a qu’un pas, musicallement bien sur.

Cependant il est vrai que le show n’est pas sans faille et que quelques morceaux comme « The Light » ne représentent qu’un intérêt très succinct. Mais lorsqu’on l’a compare avec d’autres groupes rangés dans la même catégorie à l’image des BéBé Brunes inéluctablement le spectacle reste d’une qualité nettement supérieure, même si ce n’est pas très difficile. Ayant seulement sorti un album il n’est donc pas étonnant qu’au bout d’une heure le groupe se retire après un ultime morceau dans lequel Izïa s’installe à la batterie.

Finalement, même si nous sommes en plus 30 après S. Gainsbourg, même si la quasi-totalité des nouveaux groupes de « rock français » font de la bouse commerciale. Un petit groupe d’irréductibles mené par Izïa résiste encore et toujours pour que le rock, le vrai perdure, celui qui dit « fuck  » à tout, «  fuck  » à rien, celui qui est là pour faire trémousser les jeunes pucelles et vomir les vieux barbus. D’accord, Izïa reste très jeune et manque quand même d’expérience mais être chanteuse ce n’est pas non plus diriger l’EPAD, par conséquent il ne fait aucun doute que dans quelques années ce sera sur la grande scène de la Fiesta qu’Izïa viendra dire «  Fuck à toutes les pétasses (qui se moquent des autres bien évidement)  »

- BOBY -

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Posted: octobre 24th, 2009 under Musique - 1 Comment. Tags: , , , , , ,

Boby dans l’Humanité

Image agrandie : http://farm3.static.flickr.com/2497/4014307258_bfe442f16c_b.jpg

Autre information importante, la dite missive a été expédiée hier soir par hibou électronique à notre Roy à tous. En espérant que ses pigeons soient aussi rapides que les miens…


- Boby -

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Posted: octobre 16th, 2009 under Politique - No Comments. Tags: , , , , ,

Je ne suis pas ton fils mais…

Monsieur le Président,

Depuis quelques jours, une polémique fait rage. En effet certains malvenus oseraient prétendre que notre si belle république qu’est la France, ne serait qu’un simulacre de démocratie. En cause, la nomination de votre fils, Jean I, à la tête de l’Epad.

Je prendrai -avec plaisir- la défense de votre Royal Rejeton mais connaissant ses extraordinaires capacités, ainsi que son intelligence peu anodine, je doute qu’il ait besoin d’un simple étudiant géographe. De toute façon cette lettre n’a pas pour objet votre progéniture.

Avant tout, je tenais à vous remercier. En effet lors de votre campagne pour le Trône vous aviez annoncé que vous alliez « mettre le paquet pour la jeunesse ainsi que son accès au travail« . Avec une telle initiative vous venez de prouver qu’il ne s’agit pas que de belles paroles, il y a des actes aussi. Honte à ceux qui vous traitent jalousement de menteur, honte à ceux qui vous prenaient pour un despote, honte à ceux qui ne vous croyaient pas à la hauteur (dans tous les sens du terme). Aujourd’hui vous l’avez prouvé en offrant -généreusement- un petit job à votre fils, vous êtes présent pour lutter contre le chômage chez les jeunes. Ne vous inquiétez pas votre majesté, bientôt les récompenses méritées, qui sont déjà vôtres arriveront, le maitre de la Corée du Nord vous admire, la Reine d’Angleterre parlerait mettre de vous nommer Chevalier pour ce merveilleux retour à un époque dont elle est l’icône.

Afin de prouver que votre engagement chez les jeunes ne se fait pas qu’à moitié j’avais une petite idée à vous soumettre. Il est vrai que ce qui fait polémique en ce moment c’est le parcours un peu chaotique de votre jeune enfant (je ne le sais que trop bien, être génie c’est difficile). C’est pourquoi je vous propose de me nommer moi, ALLIN Boris, à la tête d’un ministère, je songeais à celui de l’éducation ou de la culture. En effet je peux me vanter d’avoir eu mon brevet et même mon bac du premier coup, sans trop travailler (et je m’en vante !). Étant en première année d’université il est vrai que je n’ai pas le même palmarès que votre merveilleux fils, Jean I. Mais, me donner maintenant ce poste m’éviterait de redoubler plusieurs fois afin d’avoir le même magnifique curriculum vitae que le petit Prince Jean I. S’il le faut vraiment nous falsifierons les documents en expliquant que moi aussi j’ai redoublé (Il parait qu’il s’agit là d’une pratique courante à l’UMP, même Mme. Dati l’a fait pourquoi pas moi?). Il est vrai que nous ne nous connaissons pas personnellement, mais, parce qu’il y a un mais, j’ai encore des cartes en main. Même si je ne connais pas le Roi j’ai côtoyé sa Cour. Au cours de mon mandat de Conseiller Académique de Vie Lycéenne, j’ai, à deux reprises approché sa Seigneurerie M.Darcos. Plus récemment, à la fête de l’Humanité (pardonnez moi de fréquenter les gueux, image oblige) , j’ai même approché M.Mitterand à l’espace presse, quoique je comprends que ce dernier point puisse me desservir… la faiblesse est humaine. Vous comprendrez que mes relations sont aussi nombreuses que mes qualités. Par conséquent j’ai déjà préparé mes valises pour investir mon futur poste. Afin de prouver que vous ne faites pas dans le népotisme il serait plus judicieux de me nommer dés demain.

Je vous dis donc à trés bientôt à l’Elysée (ou à Neuilly si vous préférez plus d’intimité).
Vive le Roy, Vive la France, Vive la République Française !

ALLIN Boris, humble sujet du Roy de France.

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Posted: octobre 13th, 2009 under Autre, Politique - No Comments. Tags: , , , , , ,

Fête de l’Humanité – La Courneuve: Cafe Vista Alegre, Maxime Le Forestier, Les Wampas, Arthur H, The Kooks, Deep Purple – 12/09/09 – Jour 2


Après une nuit des plus mouvementée au camping, un Djembéman qui joue mal, un départ d’incendie et le froid commun à Paris, c’est par un débat sur Jaurès que cette seconde journée sur la planète Humanité commence.

« Qui a les plus grosses maracas ? »

Pas grand monde pour le rendez vous cubain de la semaine. Il faut dire que Cafe Vista Alegre ne fait pas figure de tête d’affiche. Cependant après un bon petit repas kebab-guiness, pour la sieste de 14h, la musique cubaine il n y a rien de mieux. Maracas en main, sourire jusqu’ aux oreilles, le chanteur qui, rapidement est rejoint par une jeune chanteuse, semble vraiment dans son élément. Il faut dire qu’un cubain à la fête de l’huma, cela relève de l’euphémisme. Néanmoins aprés une demie heure de spectacle, le show devient quelque peu rébarbatif bien que plaisant.

« L’intrus de la Fête »

On savait que Radio France était partenaire de la Fête de l’Humanité mais jamais on ne m’avait prévenu que Nostalgie était aussi de la partie, c’est sans doute pour ça que je fus étonné de voir Maxime le Forestier sur cette scène d’autant plus depuis son léger retournement de veste sur le débat relatif à la loi HADOPI. Il était donc risqué de venir se produire ici, tomates ou applaudissements à l’entrée de l’artiste ? Finalement ni l’un ni l’autre, sur l’ensemble de l’assemblée tout juste un quart remarque la présence de l’artiste. Qu’il joue ou pas pour la majorité du public ça ne fait pas grande différence. Tant les cubains de Cafe Vista Alegre étaient parfaits pour faire passer la digestion du midi, tant Maxime ne fait pas passer grand-chose à travers son concert. Heureusement la fête de l’Humanité ne se résume pas seulement au concert, après avoir tenu péniblement 4 morceaux c’est sur les expositions photos que je me retranche.


Mais en chemin, c’est une curieuse rencontre que finalement je fais. Un paradoxe, une énigme, bref un ministre de la majorité présidentiel, celui de la culture, Mr.Mitterand, pas celui qui est décédé, l’autre. Accueilli par les huées, les cris et les insultes, le principal intéressé se défend comme il peut. D’un côté il explique que sa présence est légitime en tant que ministre de la culture, ce qui est pour le moins normal, seulement de l’autre côté le ministre défend ouvertement son ami Hortefeux devant des militants exacerbés, de surcroit, le ministre se fait rapidement expédier de la fête. De son côté Maxime sans escarmouche termine son set. Cependant de Frédéric ou Maxime difficile de dire qui était vraiment l’intrus de la Fête…

« Ce soir les Wampas ont inventé le Rock pour vous mes chéris ! »

17h40, un soleil presque de plomb, des effluves de transpiration d’adolescents et un costume rouge, panoplie d’un véritable coco, celle de Didier Wampas.. Après une petite musique d’introduction (celle du catcheur l’Undertaker, pour les connaisseurs), les 5 yéyés punks rentrent sur scène entamant in media res leur set. La masse compacte saute sur les riffs enjoués du groupe. Après «  Aquarium Tactile  » Immersion totale dans l’ambiance de la Fête, du costume aux petites phrases clin d’œil comme « Reviens G. Marchais « , les Wampas ne s’impliquent pas qu’à moitié. A tel point que c’est une jeune militante qui sert de pied micro le temps d’une chanson. Dans l’univers des Wampas entre punk brut et le kitch il n’y a qu’un pas, du coup coup de plus normal que de chanter «  Macho Man  » ou «  Où sont les femmes » en plein milieux de set ? C’est un peu la marque de fabrique du groupe.
Lorsque Didier n’est pas sur scène, il est dans le public, sur le dos, sur le ventre, sur une chaise. Même si la fête est sous l’égide de la faucille et du marteau, il ne faut pas négliger un détail, Didier Wampas est le roi, et c’est en tant que tel que le Roi se fait installer un trône de fortune (quelques caisses en bois) sur scène. Du haut de son perchoir les communistes sont à ses pieds et c’est peu dire, tous scandent »Didier Wampas est le Roi « . Ce que des gouvernements entiers ont essayé de faire durant des années et années, Didier Wampas l’a réalisé en tout juste une demi-heure. Sa majesté nous gratifie d’ailleurs d’un set list vraiment hétérogène, des titres du nouvel album, des anciens et bien sur l’incontournable « Porte feuille de Manu Chao  » qui électrise un public déjà survolté. Le ridicule ne tue, les Wampas l’ont prouvé à maintes reprises, après l’immonde costume rouge, Didier prend une guitare Hello Kitty et se coiffe non pas d’une couronne mais d’un immonde plot orange de signalisation, généreusement offert par le public.

Maintenant couronné, Didier s’adresse à son peuple «  Ce soir les Wampas ont inventé le Rock pour vous mes chéris ! KISS, KISs, KIss, Kiss, kiss… « , Après avoir embrassé quelques personnes du public, c’est au tour des personnes à mobilité réduite de se faire embrasser par le Roi. Avec les mouvements de foule un épais panache de poussière s’installe devant la grande scène, même s’il est difficile d’y voir, il n’est pas pour autant dur de remarquer que la fosse est déjà pleine. Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions, afin de remédier à la surpopulation dans le public Didier invite –pour son plus grand plaisir- les demoiselles du public sur scène. C’est alors qu’une nuée de jeunes groupies déferlent sur la grande scène. Ca se trémousse, ça danse pour les plus osées ça embrasse même les membres du groupe. De quoi ravir les Wampas qui terminent sous des tonnerres d’applaudissements et des milliers de baisers.

« I want to FLUCK with Madonna »

J’apprécie le père, j’idolâtre la sœur, mais le frère j’avoue ne pas vraiment le connaitre. En tout cas le public est au rendez vous, -même si les premiers rangs sont déjà essentiellement occupés par les jeunes groupies des Kooks-. Entrée sans fioriture sur scène, pas de décors, un univers très sombre un seul élément contraste avec l’ensemble uniforme, la charmante pianiste à tête blonde du groupe. Cette année les programmateurs n’ont, semble t il pas peur de jouer avec le feu, il n’y a pas que Maxime Le Forestier qui soit pro Hadopi, Arthur H l’est aussi. Du coup s’exposer sur une scène aussi politisée que celle de l’Huma peut se révéler risqué, heureusement pour l’artiste Mitterand et les Wampas sont passés avant ce qui a quelque peu calmé les foules. Arthur H débute avec « Est-ce que tu aimes « , initialement ce morceau est un duo avec -M-, sans ce dernier cette version est quelque peu fade. Heureusement Higelin fils se rattrape avec «  Dancing with Madonna  » qu’il transforme en plein milieu en « FLUCKING with Madonna », flucking car fucking est trop vulgaire pour celui qui se décrit comme un « poélitique », amis de la poésie, bonjour. Après plus de cinq heures de concert ma gorge est un peu sèche du coup la Guiness m’appelle, et entre cette délicieuse boisson et Arthur H il n’y a pas photo, même si le set n’est pas fini je déserte –sans grand regret- la grande scène en faveur du stand Irlandais du Village Monde. Pour conclure, tant je serai prêt à défendre qu’avant d’être la fille de… Izïa se révèle être une perle musicale, un bijou, tant pour Arthur H il me serait plus difficile d’en dire autant…

«  We love you »

Un groupe pop british juste avant une tête d’affiche de légende, c’est un peu une coutume sur la grande scène de la fête de l’Huma que de retrouver ce genre de programmation. Après Razorlight, Babyshambles,il était on ne peut plus normal de retrouver les anglais de The Kooks au parc du bourget. Autant dire que tous les préadolescents boutonneux s’étaient donné rendez-vous. D’ailleurs dans les premiers rangs la tension est palpable à tel point qu’au moment où le groupe débarque sur scène ce sont tous les photographes/journalistes qui se sont soudain retrouvés sourds. Somptueux amalgame de Rock, Folk, Pop il faut reconnaitre que ces quatre dandys là ont une toute autre classe que certains groupes français qui essayent –tant bien que mal- de percer dans le milieux à l’image des bb brunes pour ne citer qu’eux. Pas le temps de s’ennuyer, les titres s’enchainent rapidement, peut être même trop. Il est d’ailleurs regrettable que le chanteur fasse plus attention aux groupies du premier rang plutôt qu’à l’ensemble du public, comme dirait les plus sages, c’est de leur âge. En tout cas le public ne semble pas leur en tenir rigueur, envouté par «  Ooh la  » ou encore le magnifique «  Sway « , difficile de faire autrement.D’un titre à l’autre l’atmosphère change, mais l’énergie débordante du groupe reste.


Les bambins –qu’ils sont- se déchainent sur scène, à droite à gauche, c’est à s’en demander comment le chanteur trouve le temps de réciter ses paroles. Qu’il s’agisse de morceaux du premier album ou du dernier, les fans sont là et comptent bien le faire savoir, pas un refrain n’est oublié, pas une parole ne manque, ces textes ils les connaissent par cœur, plus qu’un simple groupe de rock, les Kooks semblent être en seulement deux albums devenus des icones incontournables de la musique pop anglaise. Même si les prises de paroles se font rares, avec des morceaux comme «  Naïve », « See The Sun » ou « Stormy Weather « , difficile de résister au charme, à la classe et au rock du quatuor britannique.

« You are magical !  »

Quelle mouche a bien pu me piquer ? Pourquoi suis-je sorti de l’espace pro pour aller dans la fosse ? Si ce n’est pas le pandémonium ça y ressemble bien. Le réel manque de place se fait ressentir, tous les 10 mètres un malaise, pas assez de place devant la scène, le public littéralement écrasé contre les barrières et même des personnes à mobilité réduite renversées !  Pour avoir la chance d’apercevoir la légende Deep Purple, pas le choix, c’est chacun pour sa peau.  Puis le moment tant attendu arrive enfin, sans déambulateur  les papys purple débarquent sur scène. L’un coiffé d’un bandana retenant ses cheveux grisonnants, l’autre les pieds nus, le troisième, collier de vraies fausses dents de crocodile autour du cou, le quatrième à la coiffure estudiantine, quant au dernier il choisit la facilité, caché derrière ses futs pas évident de le voir.  S’ils ont un physique de vieux l’attitude est tout autre. Le risque avec les grands groupes qui décident de faire une gérontho-tournée c’est souvent d’être de décevoir le public avec un show mollasson et des capacités n’égalant pas celle du bon vieux temps.

Sur ce point là il faut avouer que Deep Purple n’aura pas déçu, même si, il faut l’avouer, les performances vocales de Gillan –le chanteur- n’étaient pas toujours au top, surtout au début du premier morceau,« Highway Star ».  Fort heureusement, une fois chaud, plus de défaillance de la part de Gillan, d’ailleurs à en juger ses expressions de visages, on le croirait presque surpris du monde présent. En tout cas une chose est sure, sur scène, Deep Purple prend vraiment du plaisir, le sourire jusqu’aux lèvres, le but est clair, passer une super soirée. Les performances instrumentales sont elles aussi irréprochables entre les solos de guitare de la mort qui tue et les impros au clavier, le public en aura eu largement pour son argent. Avant que ne vienne le très attendu « Smoke On The Water », Don Airey – qui est au clavier- nous gratifie de tout son talent avec un petit medley alliant classique, swing, la chansonnette « Alouette je te plumerai… » Et même l’hymne française avant d’enfin finir sur la fameuse intro de ce fameux morceau. Autant dire que dans le public c’est l’euphorie atteint son paroxysme.  « You are magical », c’est sur ces mots que Deep Purple se retire de scène.  Le quintet se fait un peu attendre avant de revenir en force avec « Hush » et «Black Night ».

Les charlots chantaient « Merci Patrons », aujourd’hui j’aurais bien chanté « Merci l’Huma ».  Programmation avec ses hauts et ses bas mais programmation de qualité et surtout à moindre coup. Seul problème, une fois de plus la sécurité, je ne compte plus les fois où j’ai failli me faire piétiner. Peut être que la fête devrait penser à déménager car, si ce n’est pas encore le cas, la Fête de l’Huma est en voie d’être le plus gros festival européens, soyez en assurez.

-          Boby -

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Posted: septembre 24th, 2009 under Autre, Musique - No Comments. Tags: , , , , , , ,

Fête de l’Humanité – La Courneuve: Cocoon, Keziah Jones, Manu Chao – 11/09/09 – Jour 1


S’il  y a bien un rendez vous qui peut être qualifié de rendez vous du peuple, il n’y a aucun doute qu’il s’agisse de la Fête de l’Humanité. Pour sa 74 éme édition la Fête était, une fois de plus, à la hauteur des espérances, tant sur le plan musical que sur le plan politique. Il faut dire qu’avec un prix ne dépassant pas les 20€, une programmation regroupant des artistes internationaux ainsi que des débats au cœur des préoccupations actuelles, la Fête de l’Huma est l’événement à marquer d’une croix rouge sur le calendrier.

« On va tous simuler un orgasme ensemble »

Il est 18h30 lorsqu’à la surprise générale Cocoon débarque sur la grande scène, initialement prévu le samedi il semblerait que le duo français ait échangé de créneau avec les Wampas.  Ce n’est donc que partie remise pour Didier notre roi à tous. Sur un simple bonjour le concert commence. Lui à la guitare, elle au piano, chacun dans son coin essaye d’occuper tant bien que mal la scène. Il n’est jamais évident d’ouvrir pour un festival, les gens sont peu attentifs, la plupart du temps mous et  malheureusement ce ne sera pas Cocoon qui fera monter l’ambiance  malgré plusieurs tentatives vaines. On pourrait penser qu’au moment de  « Chupee » ou encore « On my way » l’ambiance aurait pu remonter seulement le triste constat qui en est tiré, est que sur scène on bouge plus que dans le public à tel point que certaines personnes préfèrent trouver refuge dans le stand-bar le plus proche. Pour ma part, je laisse le temps à Cocoon pour montrer l’étendue de leur talent, seulement, après tout juste 40 minutes de set le groupe se retire. Du coup pas de seconde chance pour le duo qui me laisse sur ma faim. Il est certain qu’en festival les sets ne sont pas programmés comme pour un concert anodin mais de là à jouer 40 minutes, c’est léger, trop léger.

« Rythme is Love »

Changement radical d’ambiance au moment où Keziah Jones, accompagné d’un bassiste et un batteur, rentre sur scène.  Tout sourire Mister Jones prend sa guitare et sans plus attendre entame son set. Presque étonné par la foule présente, KJ n’en perd pas ses bonnes manières et accueille chaleureusement son public, et c’est peu dire, à la fin du troisième morceau KJ enlève son haut suscitant les petits cris des demoiselles composant le public. Au niveau de l’ambiance rien à voir avec Cocoon,  le public reprend fièrement les refrains. Entre deux chansons, le poing levé (fête de l’Huma oblige), Keziah Jones fait un discours en français assez incompréhensible parlant de liberté et d’amour.  S’en suit une douce ballade. En plus d’être bon guitariste, Jones est un excellent bassiste, en quelques minutes il l’aura démontré à l’assemblée s’emparant d’une basse  avant de se retirer de scène. Il n’aura pas fallu beaucoup d’effort de la part du public pour que ce dernier revienne. A l’image de Ben Harper, Keziah prend sa guitare qu’il allonge afin de pouvoir jouer tout en faisant du tamtam. Comme un hommage à Hendrix le groupe reprend « All Along The Watchtower »,« Rythim is Love » s’en suit illico presto. Le titre dure et s’achève sur une òla dirigée par le batteur, devançant le départ du groupe.

« La vie est belle, le monde pourri »

Pour le dernier concert de la grande scène difficile d’accéder sur les lieux. Chose peu étonnante concernant Manu Chao et la Radio Bemba.  Le concert n’a pas encore commencé que le public est déjà compressé contre les barrières de sécurité. Il me semble ne jamais avoir vu la grande scène aussi noire de monde. Les lumières s’allument, tout le monde hurle, il faut dire que Manu Chao n’est pas venu depuis longtemps à la Fête de l’Huma et qu’il est très attendu. Casquette sur la tête, guitare en main, le show commence fort avec « Me Gusta » repris en cœur par l’ensemble du public et « Politik Kills ». Avec l’énergie d’un môme de 10 ans, Manu saute partout sur scène, légèrement surpris par le monde présent il ne cesse de remercier les personnes qui ont fait le déplacement.  Avec la foule présente, impossible de rejoindre la fosse, le public ne forme plus qu’une masse compacte et homogène. Afin de dissimuler un problème technique Manu remercie pour la énième fois le public et retire sa chemise avant d’entamer « Clandestino ». Accueilli par des  tonnerres d’applaudissements, il va sans dire que l’ambiance qui semblait déjà avoir atteint son apogée augmente encore un peu plus, lorsque ce n’est pas le public qui s’amuse à slammer c’est une tente qui se monte en deux secondes qui joue  les acrobates. Bien que Manu se produise avec la Radio Bemba il n’en oublie pas pour autant la longue époque passée avec la Mano Negra, micro sur le cœur qu’il tape de plus en plus fort simulant les battements de l’organe, ainsi commence  « Mala Vida ».

Ce n’est un secret pour personne le Manu Chao musicien est indissociable du Manu Chao politicohumain, c’est donc comme tel  que ce dernier interrompt le concert pour faire monter sur scène des représentants du peuple sahraouie brandissant fièrement un drapeau du Sahara Occidental, ainsi qu’une militante afin de sensibiliser le public à cette cause que peu connaissent (conflit mêlant le Maroc, l’Algerie, et le Sahara Occidental). S’ensuivent de vifs remerciements de la part des militants au groupe ; « Merci à Manu, à sa solidarité, à vous Fête de l’Huma, Merci ». Laissant sur scène le drapeau, seul témoin du passage de ces militants, le concert reprend de plus belle avec « Machine Gun », un autre titre de la Mano. Même lorsque Manu lâche sa guitare au profil d’une caisse claire les foules restent galvanisées, plus de 90 000 personnes s’entassent, se montent dessus, pour essayer de profiter au mieux d’un des plus merveilleux concerts qui ait été donné sur scène grande scène depuis des années. Entre chaque titre une petite dédicace de la part de l’ex leader de la Mano Negra « Merci Paris, avant de partir une petite dédicace à tous ces politiciens qui nous mentent ! ». Comble de l’ironie le groupe reprend à sa sauce le thème des Temps Modernes, avant de finalement se retirer en ajoutant « La vie est belle, le monde pourri »

Malgré un début de soirée plutôt mou, à la façon d’un pyromane, Manu Chao, accompagné de la Radio Bemba, a su embraser la grande scène.  Ce n’est pas que Cocoon ou Keziah Jones n’étaient pas à la hauteur, c’est juste que Manu Chao est l’un des plus gros monuments du Rock français, et que cette réputation qui se confirme toujours un peu plus à chaque représentation. Néanmoins il est regrettable qu’une partie du public n’ait pas pu profiter pleinement du spectacle à cause du manque de place, la Fête de l’Huma serait elle victime de son succès ?

- Boby -

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Posted: septembre 18th, 2009 under Musique - No Comments. Tags: , , , , ,

Festival Woodstower – 29/08/09 Day02 : Zahra Hindi + Herman dune + Tricky + Peaches + André Duracell


Après une nuit glaciale dans la toundra lyonnaise, une heure de galère pour trouver la navette pour Lyon et une petite balade dans le village artisanal, nous voilà de retour au Woodstower Festival. Pour ce deuxième jour, le moins qu’on puisse dire c’est que les organisateurs ont mis le paquet, Tricky, Peaches, et même des petits fours à l’espace pro accompagnés de ponch.

Arrivés en retard pour pouvoir apprécier le quatuor composant Max Tundra, nous nous rattrapons finalement sur Hindi Zahra, jeune chanteuse aux influences orientales. Ambiance minimaliste et intimiste, c’est sur un simple « Bonjour » que tout commence. Il faut avouer que dés la première chanson, la mélancolieuse voix d’Hindi envoute l’assemblée. A la frontière du psychédélisme, les danses entreprises par la jeune demoiselle convertissent les derniers incertains.

La jeune chanteuse peut se féliciter d’avoir attiré un public nombreux, pas spécialement démonstratif mais en tout cas réceptif. Les morceaux se succèdent, bien qu’un peu répétitifs ces derniers ne manquent pas d’installer une ambiance zen et relaxante.

Dans un tout autre registre, c’est Herman Dune seul qui prend le relais sur l’immense scène du lac, qui, pour le coup, parait bien vide. Pas de fioriture, tout juste quelques spots lumineux. Herman se tient seul avec sa guitare face à quelques milliers de spectateurs. J’avoue que j’étais curieux de découvrir le personnage mais j’ai rapidement été déçu, pas que le spectacle était mauvais mais plutôt que l’ambiance ne décollait pas, Herman peinait à faire partager son univers. Néanmoins je suis convaincu que ce dernier doit être parfait dans une salle plus intime qu’une grande scène de festival.

Finalement ce n’est que lorsque le deuxième frère Dune ainsi qu’un autre membre du groupe rejoignent le plateau que le spectacle décolle enfin. En l’espace d’une chanson l’ambiance change considérablement, le public commence à se déhancher, taper dans les mains, bouger la tête et même parfois reprendre les refrains. Ce regain de puissance est il suffisant pour faire oublier un début longuet ? Il semblerait bien puisque ma mémoire n’en retient vraiment que les derniers morceaux. Une chance pour Herman Dune.

Pendant que les road’s s’activent pour le changement de plateau, c’est en plein milieux du festival que André Duracell, plus remonté qu’une pile se déchaine sur sa batterie. Du haut de sa mini tourelle, qui d’ailleurs fait un peu penser à celle d’Angus Young, Andrew dit André reprend et remixe des sons de jeux vintage mais aussi du Bach. En résumé un univers bien enflammé que nous propose là l’allumé André. Rien de tel avant de passer à Tricky.

Serait ce vraiment utile de présenter Tricky ? Tête d’affiche de cette seconde et dernière soirée du Woodstower, le prince du Trip Hop comme on aime à l’appeler est depuis le début de l’été présent sur bon nombre de festivals à l’image des Eurockéennes. Pour en revenir au spectacle c’est dans la pénombre la plus total que Tricky arrive sur scène. Dans le jeu d’ombre son perfecto et ses petites dread se dessinent

Après une longue introduction musicale la voix retentit dans la plaine lyonnaise. A ce moment je me demande si le régisseur son est présent ou tout simplement sourd, l’instrumental étant très fort la voix de Tricky peine à s’imposer, fort heureusement après quatre cinq chansons le tir est rectifié. Pour avoir longuement écouté l’artiste sur support CD je le trouvais plaisant mais en live il faut avouer qu’il est surprenant. Pas une minute de répit, lorsqu’il n’est pas derrière son micro à faire bouger la tête si se retrouve entrain de slamer dans le public. Beaucoup de morceau du dernier album sont joués comme « Excess » ou « Girls« . En plus de fournir un spectacle de qualité Tricky n’en oublie pas pour autant son public avec lequel il s’entretient souvent. C’est donc un grand plaisir que de voir un artiste si soucieux de son spectacle mais aussi de son public, on est bien loin des artistes qui prennent les spectateurs pour des vaches à lait.

J’aurais tendance à dire que Tricky incarne parfaitement la philosophie que la musique devrait respecter, celle d’être vectrice d’échanges, simplicité et respect. La musique est tellement entrainante que rapidement la froideur qui commençait à s’installer déguerpie aussi tôt. Tricky qui au début torse nu me donnait des frissons me donne maintenant envie de tomber le polo malgré la grippe A qui n’est pas très loin. Le public est vraiment subjugué, comment ne pas l’être ? L’univers que nous fait explorer le groupe est tout simplement merveilleux cependant toutes les bonnes choses ont une fin on nous le dit assez souvent et c’est pourquoi une fois de plus ce célèbre proverbe se vérifie puisqu’après de chaleureux remerciements Tricky quitte la scène.

C’est bien connu, Duracell dure deux fois plus que les autres piles alcalines. Ainsi il n’est pas vraiment étonnant de retrouver une seconde fois André et sa batterie sur la mini tourelle juste avant Peaches.

Pour être franc je ne connaissais pas du tout Peaches (Oui je sais, honte à moi) du coup en voyant l’accoutrement des quelques férus de la canadienne je m’attendais à tout. A tout ? Enfin presque, j’avoue que je fuis surpris lorsqu’en introduction ce fut le générique de l’Agence Tout Risque entama ce set des plus intéressants. Sur le plateau on distingue deux hurluberlus se déambuler. Soudain une espèce de pèche rose débarque, micro en main, il ne fait aucun doute, il s’agit bel et bien de Peaches
Accompagné d’un pianiste, d’un batteur c’est surtout Safy, la guitariste qui retient l’attention du plus grand nombre, son porte jarretelle doit y être certainement pour quelque chose. Au deuxième morceau le masque tombe, le costume aussi, l’enrobage pêche laisse place à un costume qui rendrait jaloux un arlequin. Le spectacle est réglé à la minute prêt du coup le manque de spontanéité est quelque peu regretté. Mais lorsque que la jeune vieille canadienne se jette sur scène tout est calculé.

Néanmoins la mise en scène est agréable et plutôt amusante, peignoir, piercing au clitoris qui éclaire la scène, si Tricky est le prince du Trip Hop il ne fait aucun doute que Peaches et la reine de l’électrotrash. On en revient même à se demander si ce personnage tout droit sorti de l’émission Tracks est vraiment canadienne. Il faut dire qu’il y a un fossé entre Céline Dion et cette dernière. Même si elle ne fait pas l’unanimité, Peaches est pour moi la grande découverte de ce festival, un seul regret ; ne pas l’avoir connue plus tôt.

Ces deux jours au Woodstower sont un peu comme un gros bol d’air avant la dure reprise. Allant de découvertes en découvertes c’est vraiment avec le sourire jusqu’aux oreilles que je retourne dans ma petite campagne provençale. En tout cas si le festival pérennise son désire de fournir une programmation toujours autant éclectique il est sure qu’en 2010 je serai de la partie !

- BOBY -

Plus de photos sur : http://www.flickr.com/photos/boby_allin/sets/72157622209577304/

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ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/lyon/festival-woodstower-herman-dune-tricky/critique-concert-1-2-29957.htm


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Posted: septembre 18th, 2009 under Musique - No Comments. Tags: , , , , ,