juin
03
2009
0

Finale des CLass Eurock’s - Parc Jourdan (Aix) - 30/05/09

Finale des CLass Eurock’s - Parc Jourdan (Aix) - 30/05/09

Initialement prévue sur 2 jours comme depuis 10 ans, la 19éme finale des Class Eurock’s s’est malheureusement vue réduite à une soirée. Période de crise oblige, il y a bien plus lucratif que la culture et la jeunesse. Néanmoins l’association Aix Qui? se veut rassurante et n’est pas prête d’arrêter à œuvrer en faveur de l’accès des jeunes à la culture. En tout cas c’est toujours un spectacle de qualité qui nous est proposé. Ce ne sont pas moins d’une quinzaine de groupes qui se sont enchainés sur l’immense scène, placée dans le parc jourdan dans le centre ville d’Aix. Au rendez vous une programmation vraiment hétéroclite, Rock, Rap, Métal ou encore Funk, il en a vraiment pour tous les gouts.

Après avoir fait une trentaine de tours du parc Jourdan pour trouver l’entrée et rater la prestation des Red Shines. C’est le groupe lauréat du secteur de Salon de Provence, Isys, qui prend le relais. Arrivé tel un da ndy, le chanteur du groupe essaie tant bien que mal de motiver les personnes, qui au fur et à mesure, commencent à se rapprocher de la scène. Pour la musique c’est une autre histoire, le groupe débute bien mais lorsque la jeune formation se risque sur une compo toute fraiche le résultat est de suite moins efficace. Il est donc dommage que les cinq musiciens d’Isys aient fini sur ce morceaux… Par les températures caniculaires qui sévissent actuellement, rien de tel qu’une bonne bière pour s’hydrater, c’est de la buvette que j’observe Ten Watt Transistors. Funk, Puissant et Violet voilà en trois mots ce qu’il résulte du concert. Après les nombreux appels – avec plus ou moins de succès - du chanteur à la foule pour la faire descendre des gradins, ce dernier invite le reste des personnes qui s’entassent dans la fosse à danser sur leur dernier morceau.

La finale des Class Eurock’s c’est aussi un échange à travers l’Europe. Kleinstadthelden ainsi que Starcatcher tous deux lauréats des tremplins organisés en Allemagne et au Pays Bas ont littéralement mis le feux à la scène aixoise. D’un tout autre niveau que les groupes qui s’étaient précédemment produits les deux groupes européens auront séduit avec brio le public français. Starcatcher qui clôture le volet groupes européens avec ses solos dignes des plus grands.

Sans transition aucune et après un bref changement de plateau, retour au coeur de la compétition avec le groupe de métal toulonnais, Skhul. Avec une moyenne d’âge de seulement 18 ans c’est une musique d’une maturité impressionnante que nous gratifient les quatre fous furieux. Malgré quelques transitions plus ou moins houleuses le tout est on ne peut plus correcte. En parallèle, l’équipe d’Aix Qui? fini d’installer les derniers éléments décoratifs. Enfin les lumières s’allument ce qui ne fait que rajouter de la puissance à l’ambiance qui peu peu à augmente. Comme chacun des groupes précédents, Skhul remercie son arrangeur (qui les aidaient durant le stage à GAP), le public l’organisation avant de se retirer pour laisser la place à PuP Curl. Hop, changement de batterie et c’est reparti. Pup Curl nous gratifie d’un savant mélange de métal, funk et hardcore. Lorsque le chanteur ne chante pas, il se retrouve derrière des percussions, ornés d’un drapeau où figure le nom du groupe, sur lesquelles ils martèlent sans ménagement. La nuit commence à tomber, et le public à se rapprocher. C’est à La Relève de prendre la relève. Seul groupe de Rap en lice pour la finale, difficile donc de trouver sa place face à un public majoritairement rock. Cependant il y a le bon et le mauvais rap, et ce soir les deux compères de la Relève ont fait de l’excellent rap. Très bonne ambiance alimentée par l’échange entre le public et le groupe qui chantent ensemble « Cri-Criminels ». En peu de temps La Relève aura montré que le Rap avait toute sa place dans la compétition des Class Eurock’s.

Changement de style radical avec les 4 punk’s des Cheerleaders, malheureusement pas aussi charmantes que celles d’American Pie mais il faut faire avec ce qu’on a. Simple et efficace, en deux mots The Cheerleaders aura retourné le public. Adrien, le chanteur va même jusqu’à se rendre dans le public pour faire chanter le refrain d’une de leur compo aux quelques personnes qui arrivent à sortir la tête des pogos. Faire ses preuves c’est dur, en 20 minutes ça l’est encore plus mais il semblerait que ça n’ait pas déranger les quatre pompom girls qui ont fourni un spectacle remarquable et surtout remarqué. Il est maintenant 22h lorsque, Rockett Queens, le dernier groupe, entre sur scène. Mené par Marine, les trois garçons qui l’accompagnent n’ont qu’à bien se tenir. Au rendez vous une voix puissante et enjouée, des riffs de la mort qui tue à l’image de « Kill Me Honey »De suite la différence entre ce groupe et le premier est frappante. De part sa prestance scénique mais aussi l’efficacité de ses compo les Rockett explosent tout sur leur passage. Rien n’a redire le set est carré, le public emballé. Autant dire de suite qu’entre Rockett Queens et les Cheerleaders la place a été mise haute, très haute. Il ne sera donc pas étonnant si ces deux groupes de qualité se retrouvent sur le podium.

En attendant les résultats, c’est Mademoiselle K, première tête d’affiche de la soirée, qui débarque devant un public trépignant d’impatience. C’est sur le rock déchaîné de « Le vent la fureur » que tout débute. Katerine, la chanteuse, toute de cuire vêtue, lorsqu’elle ne joue pas de sa guitare s’amuse à grimacer, faire des gestes burlesques. Le ton est immédiatement posé, ce soir ça sera iROCKnique. Entre deux histoires les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas. «Cette musique je l’ai faite quand une meuf est venue me voir et m’a dit « Oh putain toi je t ai vu en fête et quand tu bois putain tu y vas à fond, t’es déchirée comme il faut ». Alors là mon bassiste à rigolé, et ouais je bois pas d’alcool! Allé cette chanson c’est pour toutes les meufs comme toi, GRAVE(s) ! ». Tout le monde crie pour accueillir « Grave » l’un des morceaux phares de son dernier album «Jamais la Paix». En écoutant les paroles, on découvre les talents d’écriture de Mademoiselle K, la fine plume semble aller de paire avec des mélodies très travaillées. Ce dernier prend d’ailleurs forme dans les paroles d’une chanson qui résonne comme un règlement de compte « Ca me vexe ». Toujours accompagné d’une petite phrase sarcastique, le morceau suivant, « Ca sent l’été » est lancé. Tous les bras se lèvent pour accompagner les rythmes enjoués. Le temps d’une chanson le bassiste quitte son instrument pour le remplacer aussi tôt par tambourin, qui lui sert plus de couvre chef que d’autre chose. Voilà seulement la dixième chanson, lorsque Mademoiselle K annonce le grand final. Le groupe donne tout ce qu’il lui reste, Katerine finit son solo par terre, à quatre pattes pendant que le reste du groupe entoure le batteur. Elle brandit sa guitare avant de se révéler pour rejoindre son groupe et saluer une dernière fois la foule. Mademoiselle K s’en va. Tout le monde attend donc qu’elle revienne pour un rappel. Un bref coup d’oeil sur la set list pour voir qu’en effet elle doit revenir pour jouer « Jalouse ». Mais voilà déjà quelques minutes que le groupe est parti. La scène se rallume, au grand regret des spectateurs ce ne sont pas les membres de la formation qui s’activent sur scène mais les roadies qui préparent le plateau pour recevoir les Psy4. Resté sur sa faim le public est déçu et commence même à huer le pauvre présentateur venu annoncer les résultats de la 19 éme édition des Class Eurock’s.

Pendant que les platines se montent et une fois que tout le monde soit plus calme, le verdict tombe. Sans grande surprise The Cheerleaders, Rockett Queens, Pup Curl et Skull remporte la finale et partiront donc cet été jouer en Europe. Dans le public à chaque annonce de nom ça crie, ça hurle. Indéniablement la qualité l’a remporté pas que les autres groupes étaient mauvais, loin de là, mais c’est quatre là était nettement supérieurs.

L’euphorie (ou la déception) des résultats passée, une partie du public se retire alors qu’une autre s’avance. Changement de style, changement d’auditoire. Au même titre que Mademoiselle K qui ne passionnait pas des masses les rappeurs cette fois il semblerait que ça soit les Psy4 de la rime qui ne passionnent pas les rockeurs. Le parc jourdan est de nouveau plongé dans la pénombre la plus totale. On entend alors des morceaux de discours « Qu’il en soit ainsi », « Oh nom d’Allah ». En même temps que les basses rugissent dans les amplis, les 3 MC débarquent sur scène. Dans le public c’est effervescence. Dés le début ça envoie fort « Jeunesse France » suivi d’ « Au Taquet ». Dans la fosse tous les bras sont levés, ils balancent de haut en bas suivant l’exemple des trois rappeurs sur scène. Puis un des Psy4 prend enfin la parole, région marseillaise oblige, forcement pour parler de foot; « Bon les gens, on est deuxième du championnat mais on a gagné 4-0 ce match alors on va continuer de faire la fête ensemble ! ». Les deux morceaux qui suivent sont entrecoupés de chansons de Tracy Chapman ou encore Bob Marley. C’est une ambiance bon enfant qui règne alors dans le parc. Aprés un message de paix insistant sur le fait qu’il n y a pas de différence entre les noirs, les blancs, les arabes, les chinois, les juifs,,, Les 3 MC nous font voyager dans « les cités d’or ». Il commence à faire de plus en plus froid, heureusement les Psy4 sont là pour réchauffer l’ambiance. Ce n’est qu’après plus d’une heure et demie de show que le poing levé le groupe qui la scène. « Bonsoir à tous ! On reviendra,,, » Sur ces quelques mots les lumiéres se rallument, chacun rentre chez soi.

En ce dernier samedi de Mai, l’association Aix Qui ? aura une fois de plus réussi à allier quantité et qualité. Qu’il s’agisse des groupes concourants pour la finale ou des têtes d’affiches, rien n’était à jeter. L’objectif de rendre la culture disponible pour les jeunes semble être atteint à la vue du cout moindre de l’entrée. Malheureusement pour l’association cette année moins de monde était au rendez vous. Espérons que ça ne lui porte pas préjudice dans ses actions à venir.

- Boby -

PS : Merci à Florie pour l’accréditation photo.

Myspace Red Shines : http://www.myspace.com/redshines

Myspace Isys: http://www.myspace.com/isysrock

Myspace Ten Watt Transistors : http://www.myspace.com/tenwatttransistors

Myspace Starcatcher: http://www.myspace.com/starcatchermusic

Myspace Kleinstadthelden: http://www.myspace.com/kleinstadthelden

Myspace Skhul: http://www.myspace.com/skhulmusic

Myspace Pup Curl :http://www.myspace.com/pupcurl

Myspace The Cheerleaders: http://www.myspace.com/thecheerleadershxc

Myspace Rockett Queens: http://www.myspace.com/rockettqueens

Myspace Mademoiselle K: http://www.myspace.com/01mademoisellek

Myspace Psy4 de la rime: www.myspace.com/officialpsy4delarime

Myspace AIX QUI?: http://www.myspace.com/aixqui

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/finale-des-class-eurocks/critique-concert-1-3-28009.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
mai
24
2009
0

Piers Faccini + Sammy Decoster‏ - Le Cargo (Arles) 21/05/09

Piers Faccini + Sammy Decoster‏ - Le Cargo (Arles) 21/05/09

Avant dernier concert de la saison pour le Cargo de nuit. C’est donc à Piers Faccini, dont le dernier album «Two grains of sand » sorti en Mars 2009 , qu’incombe la lourde tache de mettre le feu à la petite salle arlésienne dont la réputation n’est plus à faire. En tout cas la soirée semble démarrer sous les meilleurs auspices puisque c’est Piers lui même qui se tient à l’entrée pour nous accueillir. Un timide salut de la main avant de finalement se retrouver dans la pénombre de la petite salle. Presque une centaine de personnes attendent déjà depuis une bonne demie heure le début du concert.

Soudain Sammy Decoster‏ accompagné d’un contrebassiste entrent en scène. Tout le monde s’avance. C’est sur une ambiance psychédélique soutenue par des vocalises dignes d’un opéra que les deux acolytes entament leur concert. Changement radical lorsque la première chanson débute, ça fait un peu penser à de la musique de cowboys c’est plaisant. D’ailleurs le farwest, les westerns, les cowboys, tout ce petit univers qui semble inspirer l’univers de Sammy. Des morceaux comme « Tucumcari » ou encore « Savannah Bay » en sont le parfait exemple. Sur scène c’est un peu le bordel, pas de set list du coup c’est le public qui a le droit de choisir entre ancien ou vieux morceaux. Plutôt réceptif, il prête volontiers ses mains pour remplacer la batterie. Conviviale, ainsi pourrait être décrit le show que nous gratifient les deux compères. D’un coup Sammy s’exclame : « Bon normalement sur ce morceau on a de la batterie mais là on a pas de batteur… ». C’est alors que Florent, un petit jeune du public se propose pour devenir leur batteur le temps d’une chanson. Malgré quelques petits contre temps ça passe plutôt bien. C’est sous des tonnerres d’applaudissements que ce dernier quitte la scène. Sammy en profite pour reprendre la parole et annoncer leur tournée barbecue, proposant de jouer chez les spectateurs autour d’un feu de camp contre quelques merguez et un endroit où planter la tente, un concept plaisant. Sans plus attendre le concert reprend pour finalement s’achever trois chansons plus tard.

Il est déjà 22h47 lorsque Piers Faccini rentre seul sur scène. Bien que la première chose qu’il fit en entrant sur scène fut d’enfiler sa guitare, c’est à capella et seul que Piers commence son show avec le doux « My Burden ». Rapidement rejoint dés le deuxième morceau par l’ensemble de son groupe, petite suprise, c’est Laetitia Sheriff qui est à la basse (immédiatement repérée par l’équipe de Live In Marseille :p). Le public est plutôt réceptif, même si Piers Faccini reste assez froid et échange peu. Les musiques s’enchainent rapidement, l’italien laisse peu de temps au reste de son groupe pour se mettre en place, puis, après plus de cinq chansons il prend cette fois pour de bon la parole. « Vous voyez il est possible de danser sur des morceaux lents. Slow is funk! Bon je vais vous faire une petite chanson que beaucoup vont reconnaître, euh enfin je l’espére, Can’t wait another day ». C’est un tonnerre d’applaudissement qui accueille ce morceau tiré de son premier album, Une fois de plus Piers se retrouve seul sur la scène du Cargo. Reposant et calme, cette une petite berceuse dont la mélodie repose sur le jeu des harmoniques en aura transporté plus d’un dans un univers onirique. A la fin du morceau le batteur et la talentueuse violoncelliste le rejoignent et partent littéralement dans un « trip psychédélique ». La ravissante Laetitia se déchaine sur ce morceau, enchainant piano et basse, il ne fait aucun doute qu’elle a su trouver sa place au sein du groupe. Une fois de plus c’est un changement radical qui s’opère au changement de morceaux, c’est une ambiance plus décontractée moins intimiste qui prend maintenant le dessus. Cependant après seulement 30 secondes, Piers s’arrête dû à un mauvais accordage et ironise sur le sort du roadi chargeé de s’occuper de ses instruments. Sur les rires la musique reprend. Pour le moment le groupe nous avait surtout montré son côté indie rock, lorsque le violoncelle se transforme en contrebasse et que Piers prend un harmonica c’est inéluctablement le côté Folk sur lequel est construit la réputation de l’italien qui ressort le tout accentué par un rythme en triolet faisant penser à une valse. Après un premier rappel à la suite du quel une petite reprise de Skip James aura été entreprise par Faccini & his band. Sort de scéne une seconde fois pour aussitôt revenir, renouer un dernier contact avec le public via quelques boutades pour finalement partir cette fois définitivement une fois le dernier morceau fini.

En résumé c’est une sympathique soirée qui s’est déroulée au Cargo de nuit. Aussi bien la musique de Cowboy de Sammy Decoster que le Pop Folk de Piers Faccini auront contribué à mettre une ambiance des plus plaisante dans la petite salle arlésienne. Un petit pincement au cœur lorsque je réalise qu’il faudra attendre jusqu’à la rentrée prochaine pour connaître les agréables surprises que nous réservera le Cargo à l’image du concert de ce soir.


- Boby -

Myspace Sammy Descorder : http://www.myspace.com/sammydecoster

Myspace Piers Faccini : http://www.myspace.com/piersfaccini

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)


Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
Written by Boby in: Autre, Musique | Mots-clefs :, , , , , , ,
mai
17
2009
0

Toxic Kiss + Clan D + The Elderberries – Portail Coucou (Salon de provence) – 08/05/09

Toxic Kiss + Clan D + The Elderberries – Portail Coucou (Salon de provence) – 08/05/09

Alors qu’en ce jour de 8 mai, certains commémorent l’armistice d’autres choisissent d’aller au Portail Coucou honorer l’esprit Rock avec un grand R. Au programme rock psyché, déjanté, et surtout déchainé, qu’il s’agisse de Toxic Kiss, Clan D ou encore les francoanglocanadiens de The Elderberries, qui viennent défendre leur nouvel album «  Bliss & Ignorance », tout le monde semble être déterminé à faire bouger le Portail.

Au goutte à goutte les gens, pour la grande majorité des lycéens, rentrent. C’est là que je découvre d’étranges billets. En effet l’achat du dernier Opus de The Elderberries octroie directement une place de concert. Un chouette concept qui pourrait être une solution envisageable face à la crise que connait l’industrie du disque dans ces heures sombres. Bref, après plus d’une demie heure se sont un peu moins de 300 qui s’amassent devant la scène attendant que Toxic Kiss ouvre le bal. Le quintet lorrain ne se fait pas prier et rentre vite en scène. Tout de suite le groupe s’approprie les lieux et entame leur set. Bizarrement ce n’est pas un mais deux bassistes qui rentrent en scène. La formation est certes peu banale mais néanmoins efficace. Entre Rock pop et psyché, Toxic Kiss nous offre un medley de tout ce qui se fait dans le domaine depuis les 30 dernières années. Rapidement, le public se prend au jeu et commence à se déhancher. Et lorsque ce n’est pas ce dernier qui le fait c’est la séduisante chanteuse du groupe qui prend le relais telle une divinité indienne. Au final c’est tant un plaisir pour les yeux que pour les oreilles. En tout cas c’est une belle performance que nous offre Toxic Kiss qui se finalise sur un titre du même nom après plus d’ une heure de concert.

22h30 après un rapide changement de plateau, c’est Clan-D qui prend le relais. Ainsi, une bonne partie de l’équipe du Portail Coucou se retrouve sur scène. La formation qui existe depuis maintenant 5 ans se compose dans sa grande majorité du staff du Portail. Premiers riffs de guitare, même si la voix n’est pas celle du vieux Joe (Strummer pour les incultes), on sent que derrière tout ça l’influence du Clash y joue beaucoup. L’alternance de la voix masculine et féminine est plutôt sympa. Le public qui était jusque là encore un peu froid, se réchauffe petit à petit et décide enfin, après quelques morceaux de se rapprocher de la scène. « Expensive life » issu de leur nouvel album « Buy All You Need » reçoit un franc sucés au prés de ce dernier. D’ailleurs les musiciens de Clan D ne semblent pas y rester indifférents, puisqu’avec un sourire jusqu’au bout des oreilles, le quintet donne l’air de littéralement prendre son pied sur scène, un spectacle des plus appréciables. Du début à la fin du concert impossible d’ignorer les – plaisantes – similitudes avec « la bande à Joe », de la batterie qui forcement rappelle les rythmes de Topper Headon, aux passages de basse enjoués sans oublier cris du chanteur, le Clash est là!

Il est aux alentours de minuit lorsque les tant attendus Elderberries font enfin leur apparition. Dés les premières notes c’est face à un groupe expérimenté qui se donne à fond que nous nous retrouvons. Tête d’affiche de la soirée, le contact est immédiatement instauré avec le public. Pas de prise de sérieux, une bière entre chaque morceau, bref Elderberries incarne parfaitement le Rock & Roll. C’est une set liste plutôt hétérogène qui est jouée, entre morceau de l’ancien et du nouvel album tout le monde y trouve son compte. Ce sont des petites merveilles à l’image de « Wanna bit » ou encore le single du nouvel opus « Really Matters » qui font trémousser les groupies des premiers rangs. C’est avec beaucoup d’humour que la formation entreprend son concert, tant au niveau des légéres boutades entre le public et le chanteur que des magnifiques déhanchés du bassiste. Le mot d’ordre est le même pour tous, aucune prise au sérieux. Ainsi même lorsque le batteur qui martèle sa -pauvre- batterie, la casse finalement, le chanteur prend le micro pour s’excuser « Oh fuck! Vraiment désolé c’est la première fois que ça nous arrive, c’est super pour vous, vous êtes les premiers à voir ça ! Bah allé on vous la refait, Vous êtes vraiment des chanceux. » Il aura quand même fallu l’intervention du roadi avant qu’ Elderberries n’entreprenne pour la seconde fois « Bikini », morceau demandait avec insistance pas un jeunot du public, le petit veinard. Il est une heure du matin lorsque le groupe se retire pour aussitôt revenir. C’est finalement aprés trois autres morceaux que les francoanglocanadiens une fois avoir largement saluaient le public et remerciaient le Portail CouCou part, cette fois définitivement, de la scène en ayant préalablement donné rendez vous au bar aux derniers fans qui après trois bonnes heures de concerts n’ont toujours pas envie d’aller se coucher. Même s’il est bientôt deux heures du matin pas mal de gens restent, on est fan ou on ne l’est pas… Pour ma part je me retire mais le rendez vous est pris, le 14 novembre prochain, il ne fait aucun doute que je retournerai voir The Elderberries à Marseille (qui a lieu si tardivement suite au report de date)


- Boby -

Myspace Toxic Kiss: www.myspace.com/toxickissband
Myspace Clan D: www.myspace.com/clandmusic
Myspace The Elderberries : www.myspace.com/theelderberries

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE : http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/the-elderberries-clan-d-toxic-kiss/critique-concert-1-3-27541.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
Written by Boby in: Autre |
avr
02
2009
0

The Cheerleaders - Screaming for freedom

The Cheerleaders - Screaming for freedom


A la croisée des chemins entre Comeback kid et Rise Against se trouve la toute jeune formation The Cheerleaders qui a déjà deux parutions sur compiles au compteur ( notamment avec l’association marseillaise Bad Moon Asso). Le groupe avignonnais ne cesse de progresser, après une défaite aux Class Eurock’s l’année dernière, ils reviennent plus forts, plus puissants que jamais avec cette fois une victoire bien méritée au Class Eurock’s 2009 et surtout la sortie de leur premier maxi “Screaming for freedom“.

Tout commence avec les cris d’une cheerleaders, américaine bien sur on ne peut déroger à certaine régle, atteinte du syndrome de Tourette. Petit mise en bouche bien sympathique qui ne laisse que présager le meilleur pour la suite, “Don’t come around” ouvre donc le défilé. Pas de pompom ou de mini jupe mais des riffs mélangeant punk et hardcore, C’est simple rapide efficace que demander de plus? The Cheerleaders regroupe des qualités essentielles pour évoluer dans le punk, des guitares qui décoiffent, des parties de batterie carrées et enjouées, des lignes de basses irréprochables et surtout des textes engagés récités avec puissance et conviction par Adrien dit AD (le chanteur). C’est après les rires diaboliques d’AD (comme disent les vrais) que démarre “What I am“. S’il ne fallait en garder qu’un, il ne fait aucun doute que c’est lui là qui resterait. Rien n’est à reprocher aux précédents morceaux mais ce dernier sort vraiment du lot.  Entrainant, surpuissant, les mots sont multiples pour décrire ce petit bijoux “new punk” largement influencé par Rise Against. Aux antipodes du reste de l’album c’est à “Love attempt” que revient la lourde tache de conclure ce maxi. On reste -malheureusement- un peu sur sa faim avec ce dernier morceaux qui toute fois, même s’il montre un côté plus sombre et peut être mon appréciable des Cheerleaders, demeure au final correct.

En résumé le premier maxi des Cheerleaders est un pur concentré de punk sur vitaminé. Malgré des textes qui parlent d’une dure réalité ça met drôlement de bonne humeur que d’écouter et réécouter ce premier album des apprentis punks. Dommage qu’il n y ait finalement que 5 morceaux, Alors en attendant un éventuel prochain album il faudra ce contenter de celui ci. Au demeurant il y a pire comme supplice non ?

N.B : A noter que The Cheerleaders et à l’initiative avec Lunch et Real threat du Rising Dead Boys, un collectif regroupant une bande de pote ayant pour ultime but de s’éclater et de faire trembler le plus salles de concerts possible. Bonne chance à eux.

- Boby -

Myspace : http://www.myspace.com/thecheerleadershxc

.:::::: Track List ::::::.


01 - Bring It On (intro)

02 - Don’t Come Around

03 - Together

04 - What I Am

05 - Angry Young Man

06 - Love Attempt

Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
Written by Boby in: Autre, Environement, Musique | Mots-clefs :, , , , , ,
mar
30
2009
0

Grace - Cargo de Nuit (Arles) - 26/03/2009

Grace - Cargo de Nuit (Arles) - 26/03/2009

01rue

Il est seulement 20h50 et déjà une longue file d’attente s’aligne devant le guichet. grands comme petits, tous attendent qu’enfin s’ouvrent les portes du Cargo pour avoir la meilleure place pour apprécier le spectacle que Grace, cette jeune artiste franco-américaine, va donner quand un peu moins d’une heure. C’est donc après la sorti de son premier album « Hall of mirrors » que Grace se lance dans une longue tournée en France. A mi chemin entre Soul et Blues cette jeune demoiselle au charme aussi délectable que son talent s’inspire de ses voyages et des expériences de sa vie pour influencer sa musique.

05v2

Voila une bonne demie heure que le Cargo se remplit petit à petit. Difficile donc de se frayer un chemin devant la scène. Tant bien que mal c’est aux premières loges que je suis installée. La salle est maintenant pleine, Grace se fait attendre, le public tape des mains, siffle, l’acclame pour la faire sortir. Puis les lumières s’éteignent. C’est tout le « Grace Crew » qui arrive sur scène. Un rapide check up et le concert débute. Le doux et non moins gracieux « Gambler » ouvre le bal riche en couleurs. Tranquillement le public commence à entrer dans l’ambiance. Entre deux chansons Grace lache quelques mots «  Salut Arles !!! Vous êtes ici chez vous faites ce que vous voulez, criez, tapez des mains sifflez… ». La réaction est immédiate dés le second morceau « Lost » la foule reprend des deux mains le tempo qui fait penser à un morceau traditionnel africain qui aurait rencontré en chemin un bluesman. Accompagné de deux choristes, Grace s’échappe des paroles et commence à faire des vocalises. C’est fin très fin ça s’écoute sans faim. Plus sérieusement « la petite » nous montre et démontre ici tout son talent. Cela devient presque déconcertant, la facilité avec laquelle elle manipule sa voix qui est à la fois douce et puissante. Ce paradoxe prend d’ailleurs tout sa forme durant  « Just look away ». Grace est un peu le melting pot de tout ce qui réussi en ce moment, une petite Ayo agrémentée d’un soupçon de Yael Naim. Une chose est sure, cette dernière n’a absolument rien à envier à ses consoeurs du métier. En tout cas ça fait plaisir de voir enfin une artiste classifiée comme calme qui s’amuse, bouge sur scène, prend un réel plaisir, notamment lors de l’excellent « Bang Bang » au couleur de l’Afrique, du ragga et tout ce qui va avec, où Grace, accompagnée de la seconde chanteuse constituant le cœur, improvisent une petite danse rappelant inéluctablement ces mouvements que l’on a l’habitude de voir dans les reportages sur la culture des tribus africaines. Le contact avec le public passe vraiment bien, Grace aime prendre son temps, raconter sa - passionnante - vie, elle explique dans un français plus que correcte ses voyages, ses inspirations, rôle de ces parents dans sa vie (sa maman était d’ailleurs présente dans la salle) bref un résumé de ce dont elle parle dans ses musiques. Puis vint enfin le tour de « Imagine One Day » sans doute le plus médiatisé des morceaux de l’artiste. Le public ne se fait pas prier, il ne lui aura suffit que d’une demie seconde pour reconnaître le morceau et une autre demie seconde pour entamer l’intro en sifflotant. La joie règne en maîtresse, tout le monde saute dans tous les sens, c’est convivial, joviale en tout cas personne ne semble se plaindre. A en voir les sourires les musiciens prennent autant de plaisir que le public on assiste d’ailleurs sur « i know you can », la dernière chanson, à un véritable défilé de solos introduit par le remarquable batteur. Les musiciens de Grace exposent ainsi tous leur talents. La prestance est parfaite. Cependant toutes les bonnes choses ont une fin. Après plus d’une heure et demie de musique riche en émotions. Le petit monde qui occupait la scène pose les instruments et s’alignent pour faire un ultime salut au public venu en nombre.

07v2

Le temps d’une soirée le cargo est donc devenu carrefour des civilisations. Grace et ses musiciens nous aura littéralement transporté dans un tout autre univers, le sien, nourri de ses voyages et de l’ambiance musicale que lui ont inculqué ses parents depuis sa plus tendre enfance. Le talent et la passion de la jeune chanteuse en auront captivé plus d’un. Un moment de pur bonheur dont on aura a peine eue le temps de se rendre compte qu’il était passé. Une heure et demie en présence de Grace c’est au final trop court…

08v2

- Boby -

Myspace : www.myspace.com/graceinmusic

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/grace/critique-concert-1-26517.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
Written by Boby in: Environement, Musique | Mots-clefs :, , , , , , ,
fév
10
2009
0

Interview Gojira avec Mario (batteur) et Jean Michel (bassiste) - Espace Julien 05/02/2009

Interview Gojira avec Mario (batteur) et Jean Michel (bassiste) - Espace Julien 05/02/2009

itwgoj

C’est entre leurs balances et leur repas que Rachel qui s’occupe du groupe Gojira arrive à m’obtenir une rencontre avec Jean Michel le bassiste de Gojira et Mario le batteur. Même si le groupe commence à avoir un succès que peu de groupes de métal français peuvent se vanter d’avoir connu un jour. Ces deux musiciens ont en tout cas le mérite de rester simples, sans prise de tête et toujours avec bonne humeur. En résumé un réel plaisir que d’avoir eu à les interviewer.

Salut, comment présenter brièvement Gojira à quelqu’un qui ne connaîtrait pas ? Pensez vous que Gojira est un groupe à découvrir en CD ou en Live ?

Jean Michel : Bonjour, Gojira c’est avant tout un groupe de musique de métal extrême et expérimentale. Après c’est déjà de la musique pour un public averti, si on a déjà écouté du métal il n’y a pas de problème mais on est conscient que ce n’est pas un genre que tout le monde aime.

Mario : Salut, c’est clair que pour écouter du Gojira il faut quand même avoir une certaine ouverture d’espère. Après pour la seconde question il me semble que Gojira est plus un groupe à découvrir en live. Les albums et les lives sont vraiment deux univers différents et donc je pense qu’il faut d’abord nous avoir vu en concert pour ensuite s’attarder sur les albums.

Bon, Gojira le grand retour en France après l’exile américaine. En ce début de tournée française quelles comparaisons pouvez vous faire entre ces deux univers, pays, publics ?

Jean Michel : Différents… Vraiment différents. En France on tourne depuis une bonne dizaine d’années donc il y a un noyau qui nous suit et nous soutient voila maintenant quelques années et qui ne cesse de s’élargir au fil des ans. Alors lorsqu’on a débarqué aux states personne ne nous connaissait et là spontanément les gens ont été réceptifs y a pas ce retrait qu on peut avoir en France c’est vraiment deux ambiances différentes.

Gojira est un des rares groupes français qui commence à avoir un tant soit peu de notoriété à l’étranger. Comment vivez vous cette place de “leader du métal” en France ? Et qu’avez vous à répondre à ceux qui annoncent le métal comme mort en France ?

Jean Michel : Pour nous le métal n’est pas mort en France, loin de là mais c’est juste qu’en ce moment le métal, du moins en France, est une musique qui ne permet pas de vivre de son art à l’inverse d’autres styles plus médiatisés… Quand il s’agit de métal c’est vraiment dur de vivre de son art. Mais bon d’un autre côté on voit de plus en plus de groupes se former c’est encourageant pour la suite. Après c’est vrai que maintenant on a tendance un peu à nous décrire comme le groupe qui est entrain de redonner les couleurs de la France au métal. D’ailleurs on est parfois un peu considéré comme « des modèles » dans le sens où les gens qui font ce genre de musique se disent : « Ah ouais putain ils sont français et ils y arrivent ! » forcément c’est encourageant et donc je dirais plus que le métal en France est en pleine renaissance.

Parlons un peu du nouveau opus ” The Way of All Flesh ” aux allures plus ou moins morbides. Ca change quand même des précédents albums qui se distinguaient déjà par leur pochette plus en rapport avec la nature. Ceci annoncerait il un nouveau départ pour Gojira ?

Mario : Hum… Chaque album est un peu comme un nouveau départ maintenant c’est vrai celui là est plus noir plus sombre que les autres. Mais je pense que c’est en partie dû qu’on a passé plus de deux ans sur les routes en tournée et donc on a vécu des choses qui nous ont fait évoluer. Si tu compares avec « From Mars to Sirius » là on était plus renfermé dans notre bulle et ça se ressentait dans notre musique. On part du principe qu’on exprime ce qu’on ressent. Après pour la suite a vrai dire « On s’en fout !» (Rires) du temps qu’on fait quelque chose dans lequel on se reconnaît y a pas de problème.

A travers les paroles on ressent quand même un engagement profond pour l’écologie etc… Mais concrètement comment se traduit cet engagement ? N’avez vous pas envie de faire profiter votre notoriété à une association par exemple ?

Mario : Tu sais ça fait quelques années qu’on travaille avec Greenpeace. Par exemple sur la dernière tournée chaque soir Greenpeace avait un stand tout le long de notre tournée. Sinon on travaille aussi avec Sea Shepard qui se bat pour la protection de l’écosystème marin. Par contre on se refuse à prendre des positions politiques parce que sinon on aurait fait une carrière de politicien. Du coup on adopte une tout autre position. On fait en quelque sorte un hommage à l’humain. De plus en plus les gens ont tendance à dire « les humains détruisent la terre, les humains sont des pourris,…etc » Pour nous c’est plutôt l’inverse on croit vraiment que l’on peut vivre sans tout détruire. Puis cet engagement il se traduit au collectif mais aussi dans l’individuel par exemple certains de nous sont adhérents à Greenpeace depuis quelles années.

Gojira des philosophes ?

Jean Michel : Non certainement pas. C’est quand même un titre qui a énormément de sens et d’importance, je doute qu’on puisse assumer un tel titre. Nous ne sommes donc pas des philosophes cependant sans ne nous empêche pas d’avoir des discutions plus ou moins philosophiques. Dans le groupe on a vraiment pas de tabou d’ailleurs ça se voit dans nos paroles on parle aussi bien de la mort que de la religion ou encore à se demander pourquoi on est là ? Une chose est claire on a absolument pas peur d’en parler.

Tournée, album, tournée, tournée album, dvd, tournée… Franchement qu’est ce qu’on peut souhaiter de plus à la machine de guerre fraçaise Gojira ? Genre dans 10 ans vous vous voyez où ?

Jean Michel : Avant tout Gojira c’est une tranche d’environ 10 ans de nos vies et tu vois on est pas bien vieux. On vit pas au jour le jour mais presque enfin on essaye d’en profiter un maximum du coup c’est un peu difficile de se projeter 10 dans le futur c’est énorme le double de notre carrière. Mais tu te doutes bien que nous on aimerait que ça continue le plus longtemps possible et surtout qu’on prenne toujours autant de plaisir c’est vraiment primordial.

Mario : Ouais et pour compléter ce que vient de dire JM, je dirai aussi que de toutes façons ce qu’on veut c’est continuer dans l’art. L’art et Gojira c’est quand même lié. Regarde notre dernier clip il a entièrement été réalisé en animation par des artistes ça confirme bien cette idée. Peut être qu’à l’avenir on multipliera les partenariats avec d’autres artistes.

Gojira ouvre depuis quelques années pour des groupes comme Metallica, In Flames, Lamb of God fin les gros noms du métal. Quel en est votre meilleur souvenir ?

(Grands soupirs)

Jean Michel : Metallica !!! C’est à mon sens le meilleur souvenir. Au concert à Arras en aout, les français qui ouvrent pour Metallica, jamais on aurait pu imaginer ça un jour. Surtout qu’ouvrir pour un groupe aussi mythique que celui la n’est pas une mince affaire. Les gens viennent avant tout pour voir Metallica les autres groupes sont facultatifs et finalement on a été vachement étonné parce que le public accrochait plutôt bien en fin de compte… En plus se dire qu’on joue là où dans quelques heures Metallica jouera ça me donne encore des frissons. Donc pour moi c’est sur Metallica à Arras c’était vraiment le meilleur souvenir.

Mario : De mon côté c’est le concert à Dallas aux Etats Unis. C’était la première date de la tournée américaine avec Lamb Of Gog et Machine Head et là je me suis dit en les voyant jouer « Putain on va faire 44 dates avec ces fous furieux ! ». Ce fut le point de départ d’une excellente et très enrichissante tournée.

Pensez vous que toutes ces rencontres ont influencé et influencent Gojira ?

Mario : Oui on en apprend toujours. Vivre sur une tournée comme ça tous ensemble, en groupe est réellement une expérience d’une extrême richesse. Au niveau technique aussi ça nous apprend énormément parce que par exemple tu vois le batteur de Machine Head faire ça et là ça te donne une idée pour tel plan sur Gojira par exemple en plus on se conseille souvent les uns les autres. Sous l’aspect humain c’est aussi une superbe aventure y a un gros mélange culturel. Normal lorsque sur une tournée on réunit des américains, des suédois et des français y a des différences et donc vu qu’on vit 24 heures sur 24 ensemble ça nous en apprend énormément sur la vie en groupe mais aussi sur nous même.

Et sinon, cet été verra t-on Gojira sur les festivals ?

Jean Michel : Oui Oui ! On prévoit un bon petit programme (Petits rires). Y a déjà le Hellfest, le Grasspop, le Garorock et le Printemps de Bourges où notre présence est confirmée. Mais pour le reste on est comme toi dans l’attente. Il y en aura sûrement d’autres en France, nos tourneurs sont en pleine négociation. Apriori on devrait se balader un peu partout en Europe du genre la Grèce, le Portugal ou encore la Finlande. Bref Gojira sera aussi sur les routes cet été.

Un Dernier mot pour les lecteurs de Live In Marseille ?

Jean Michel & Mario : Marseille est une chouette ville, on regrette juste de n’y rester qu’un seul jour, c’est trop peu mais c’est ça les tournées. En tout cas merci et sinon à tout à l heure tu verras ça va y aller !

- BoBy -

Myspace : www.myspace.com/gojira


Un grand merci à Rachel, Mario, Jean Michel et bien sur Live In Marseille.

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/interview-gojira-concert-marseille/critique-concert-1-26014.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
Written by Boby in: Autre, Musique | Mots-clefs :, , , , , ,
fév
10
2009
0

Gojira + Trepalium + Blazing War Machine - Espace Julien - 05 Février 2009

Gojira + Trepalium + Blazing War Machine - Espace Julien - 05 Février 2009

Il ne faisait pas un temps à laisser un chien dehors jeudi soir cependant il est bien connu que la fidélité et la servitude des métaleux est à toute épreuve. Une fois de plus ils l’ont prouvé en ce rendant en masse à l’Espace Julien malgré les averses incessantes qui se déversaient sur la cité marseillaise. « Même pas peur de la rouille, Gojira ça dérouille » scande fièrement un jeune hardos qui attend impatiemment depuis plus d’une heure, sous une pluie battante, l’ouverture des portes. En effet, grand rendez vous pour les métaleux qu’était le concert de jeudi soir. Une affiche à en faire baver plus d’un. Une ouverture toute en douceur avec les marseillais de Blazing War Machine suivi d’une petite ballade avec Trepalium pour enfin finir sur berceuse dont Gojira a le secret. Autant le dire de suite ce jeudi soir la cité phocéenne a vibré.

bwm03

C’est - malheureusement - en cours de route que nous prenons le set de Blazing War Machine. Camouflés par des peintures de guerre, de la boue ou encore de la gélatine, les vainqueurs du Sin Cession 2008 n’y vont pas de main morte. C’est en tout cas le moins qu’on puisse dire puisqu’il devient presque impossible de dissocier les instruments dans le brouhaha ambiant. Malgré ça l’ambiance règne, à défaut d’entendre les solos de guitare ce sont les puissants martèlements de Francki, le batteur (qui joue aussi avec Dagoba), qui retentissent dans la salle qui se remplit petit à petit. On ne comprend pas vraiment ce que dit le chanteur mais ça n’empêche pas le public d’engager un wall of death. Même si au final la qualité sonore n’est pas digne de Blazing War Machine le set reste convenable et aura surtout réussi à chauffer la foule. Finalement n’est ce pas le principal ?

tre01

Le changement de scène s’effectue vraiment rapidement, tout juste le temps d’aller accompagner quelques potes qui veulent se griller une clope dans l’espace de 2 mètres carré réservé à cet effet que Trepalium rentre en scène. C’est donc dans un tout autre style que Trepalium engage son set. La aussi le groupe semble avoir quelques problèmes niveau son, la basse être quasi inexistante. Cependant le spectacle reste de qualité. Le groupe dégage une super ambiance et le public le ressent de suite, ça pogotte, ça slame, rares sont ceux qui restent immobiles. La moindre des choses qu’on puisse dire c’est que ça « groove à max ». L’alternance entre des riffs jazzy et des riff métal sort des sentiers battus et semble ravir le public. La performance du quintet impressionne, que ça soit le jazz ou le métal c’est du pareil au même, la dextérité des musiciens est impressionnante. Le public et le groupe ne semble faire plus qu’un et ce du début à la fin du set. En tout cas cette soirée qui s’annonçait déjà prometteuse l’est encore plus à la fin du set de Trepalium, on en redemanderait presque. Cependant il ne faut pas oublier qui doit se produire juste après et c’est surtout pour cette raison qu’on est ravi que les musiciens de Trepalium aient fini.

goj06

Le dernier passage de Gojira à Marseille remonte en 2004 ce n’est donc pas étonnant qu’entre le changement de plateau la salle qui était déjà bondée le soit encore plus. Deux grands carrés noirs sont installés de chaque côté de la scène. Les road’s s’activent sur scène. Après deux trois essaies de guitare la salle est plongée dans la pénombre la plus totale. Le public commence à appeler Gojira. Puis soudain Joe apparaît, l’impatience laisse place à des cris de joie. C’est une marrée de poings levés qui accueille le groupe. Les premiers riffs font vibrer la salle en pleine effervescence. Ca commence relativement fort puisque nous sommes à peine au troisième morceau lorsque les bayonnais entament un de leur plus fameux titres « Backbone ». Bien plus que réceptif, le public est comme captivé par la prestation de Gojira. C’est tout simplement  puissant en étant à la fois tellement fin. Impossible de donner une définition exacte de l’univers qu’installe Gojira mais une chose est sure c’est que ce dernier ne se limite pas au black métal. Puis le drapeau avec l’illustration du dernier album qui servait de fond de scène tombe, laissant ainsi place à un gigantesque écran blanc où sont projetés des vidéos qui forcément nous font pénétrer directement dans l’univers gojirien. Entre morceaux des anciens albums et du nouveau il y en a pour tout le monde. Un road apporte un clavier à Joe, le chanteur guitariste qui entame une intro lugubre pour faire la transition avec un des titres phares du nouvel opus «  A sight to behold ». C’est vraiment une excellente ambiance qui est présente ce soir, seul bémol, les quelques boulets qui n’ont pas compris que slammer toutes les deux minutes, en plus de ne servir à rien, gênait à la fois le groupe mais aussi le public… Enfin le professionnalisme de Gojira est à toute épreuve du coup même si Jean Michel (le bassiste) manque d’assommer deux ou trois slammeurs fous la performance est à la limite de la perfection, perfection , qui prend tout son sens lors du remarquable solo de batterie de Mario. Les titres s’enchaînent « Clone », « Flying Whales », « The way of all flesh » le temps passe sans que personne ne s’en rende compte. Joe qui jusqu’alors n’avait parlé que peu de fois avec le public prend la parole. « Putain ils sont vraiment trop crades Blazing War ils ont pourri toute la scène » dit il avec un grand sourire. Il ajoute deux trois mots sur « Sea Shepard », une association qui défend les fonds marins et qui fait de la prévention sur la tournée de Gojira, avant de se retirer de la scène. C’est alors que le public unanimement rappelle le groupe. Après quelques minutes dans une attente plus que stressante, les bayonnais reviennent avec « Terra Inc » mais surtout « Vacuity » que bon nombre de fans semblaient attendre. C’est ainsi que ce termine le surpuissant concert de Gojira.

goj02

Il est clair que ce soir on en aura eu pour notre argent. Même au niveau des deux premiers groupe la qualité sonore n’était pas optimale lors de Gojira tout était parfait au même titre que l’ambiance qui de début à la fin a été toujours aussi bonne. C’est une résumé une très belle soirée que nous ont offert là l’équipe du Moulin. Et comme nous le confie Jean Michel, le bassiste de Gojira, dans une interview exclusive, le métal n’est pas mort en France, c’est du moins ce que semble confirmer ce concert !

goj12

- Boby -

Myspace : www.myspace.com/gojira

Myspace : www.myspace.com/trepal

Myspace : www.myspace.com/blazingwarmachine

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

ARTICLE DISPONIBLE SUR LIVE IN MARSEILLE :http://www.concertandco.com/critique/gojira-trepalium-blazing-war-machine/critique-concert-1-26012.htm

Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
Written by Boby in: Musique | Mots-clefs :, , , ,
déc
22
2008
0

Raoul Petite - Le Cargo de nuit - Le 19/12/08

Raoul Petite - Le Cargo de nuit - Le 19/12/08

Avant dernier concert de l’année pour le Cargo, c’est avec un grand plaisir que je découvre la petite salle arlésienne. De l’extérieur ça ressemble un peu à une boîte de nuit, grosse porte d’entrée, la queue sur le trottoir, des vigiles à la porte mais lorsqu’on rentre à l’intérieur le changement est radical, deux sympathiques bars, une déco assez simple mais soignée, la salle quant à elle semble être un lieu un peu plus intimiste. Ce soir aux commandes du navire, Raoul Petite ! Bien que le décors soit installé ce n’est pas Raoul et sa bande qui débarquent sur scène lorsque la lumière s’éteint, mais deux australiens armés chacun qu’une boule de cristal. Tous deux membres d’une compagnie australienne nommée Aya Contemporary Circus qui dans le cadre du Festival Drôles de Nôels se produisent tous les jours et cela jusqu’au 24 décembre au Théâtre d’Arles. Durant vingt bonnes minutes le duo s’amuse jouer les acrobates avec leur boule, une fois sur la tête, une autre fois qui va d’un bras à l’autre. La maîtrise est parfaite et le spectacle n’en est que plus beau.

Après cette étrange mise en bouche, la salle est plongée, une fois de plus, dans les ténèbres. Ca commence à crier un peu partout dans la salle. Alors que la plupart des personnes qui constituent le public regardent la scène je ne peux m’empêcher de scruter le fond de la salle sachant d’emblée que Raoul arrivera, comme à l’accoutumée, sur son trône prenant ainsi un bain de foule avant de rejoindre la scène. C’est d’ailleurs une charmante hôtesse qui le reçoit en lui ouvrant une valise remplie de liasses de billets qu’il s’empresse de saisir et d’envoyer dans la foule en clamant « Bienvenu dans le système ! ». Bien que la salle ne soit pas bien grande, l’ambiance qui règne l’est en tout cas. Le concert qui est en fait un spectacle prend des allures d’une grande réunion entre amis, les petits gestes de la part du groupe au public se multiplient. Puis vint l’heure de l’Apéritif, champagne cuvée Raoul 1er et Tuc sont au rendez vous. C’est la folie dans le public. Le concert reprend de plus belle, entre reprise la reprise de François Beranger « Mamadou m’a dit » et des titres plus connus tels que « Molosse » ou encore « Le Muet » il n’y a vraiment pas matière à s’ennuyer d’autant plus que la prestation scénique qui accompagne le tout est toujours aussi travaillée et surprenante. A chaque morceau le groupe nous offre un univers différent qui stigmatise presque à chaque fois les vices de notre société, tout y passe, OGM, Imigration, carla bruni avec cette merveilleuse phrase « Tiens toi qui aime la bouse prend ce centime et va t’acheter le dernier carla bruni » qui en aura fait sourire plus d’un dans l’assemblée. Vous l’aurez compris Raoul Petite c’est avant tout une grande bouffée de bonne humeur et de rigolade c’est comme ça que le spectacle se retrouve le temps d’une chanson, champ de bataille de tartes à la créme. S’en suit le championnat de France du Monde de basse toute catégorie Feddy from New York contre lui-même, où il nous interprète un solo de basse d’environ 5 minutes digne des plus grands. L’ambiance ne faillit pas une seconde, même lors de morceaux plus calmes à l’image de « Fouidom », véritable hymne au Reggae et à la Liberté qui d’ailleurs clôture la première partie du concert. Après un bref salut le groupe se retire pour revenir de plus belle. C’est de cette manière que pas moins de 4 rappels seront effectués. Il est aux alentours de minuit, le groupe se déchaîne environ depuis deux heures sur scène, après un ultime salut Raoul & Co. Se retire, cette fois pour de bon.


Découvrez Raoul Petite!

Même sans l’effet de surprise de la première fois, Raoul Petite m’aura littéralement mis une grosse claque. Impossible de s’en lasser, d’ailleurs comment pourrait on ? L’ambiance est toujours excellente, le spectacle remarquable. C’est donc vraiment un pur plaisir de voir des artistes qui ne rentrent pas dans le moule et surtout des salles qui leur permettent de se produire.

- Boby -

Myspace : www.myspace.com/raoulpetite

PHOTOS DU CONCERT DISPONIBLES DANS “GALLERY”(en haut à droite)

Image Hosted by ImageShack.us

Bookmark and Share
Written by Boby in: Musique | Mots-clefs :, , , , ,

© WordPress, Aeros & Robin
Directeur de la publication : Boby
Creative Commons License
Split Your Mother by Boby Allin est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à www.splityourmother.com.

Pour toute autre utilisation, demande ou information, merci de contacter Boby